06/05/2018 

Ronde du Pic de Rébénacq : 15 Km  (133 classés )

24 : Remi Touya : 1h 01′ 39″

36: Ludovic Cazenave : 1h 07′ 05″

37: Stéphane Bonnassiolle: 1h 07′ 08″

124: Irena Chevalier : 1h 32′ 40″

 

 06/05/2018

Trail Napoleon / Corse

Nathalie Hugon :3h 50′ 43″

Euskal Trail 11/12 Mai 2018

http://www.euskalraid.com/…/Classement-g%C3%A9n%C3%A9ral-Ul…
http://www.euskalraid.com/…/Classement-g%C3%A9n%C3%A9ral-Eu…
http://www.euskalraid.com/…/Classement-g%C3%A9n%C3%A9ral-Tr…

Ttiki Trail
1 HUSSON Alexandre
Trail Gourmand  50,7km D+ 2432
8 BOUCARD LAJOURNADE 05:07:43
51 GASTELLU BLANCHEMANCHE 05:54:40
78 villalon villalon 06:12:23
96 salaun labouret 06:26:46
119 GRANGE HUCHON 06:39:57
121 Roul Bonassiole 06:40:28
139 Gary Gary 06:48:11
235 GABRIELE MONESSO 07:22:11
353 Gauthier Lassus 08:10:01
383 pedarrieu Larrieu 08:19:42
392 MARAND Houllier 08:22:25
441 dabbadie colet 08:37:36
Euskal Trail 82,2km D+ 4123
 67  VILLALON MADRIGAL  12:09:24
77 Trouyet Cuyala 12:27:29
85 SOUBIROU CARRERE 12:38:13
99 BRUNI FOUCAUD 12:51:12
166 GOBIER ANXOINE 14:28:30
183 BORREDON LOUBIX 14:58:24
Ultra Trail  133,7km D+ 6759
185 Sandrine HOURRIEZ 32:01:16
232 Jérémy MONGIE 35:01:42

Jérémy Mongie, mon récit du 132 kms de l’Ultra Trail de l’Euskal !

Septembre 2017

Jérémy Mongie : Pat ?
Patrick Bruni : Quoi ?
J.M : Tu penses qu’en m’entraînant un minimum je suis capable de faire le 130 de l’Euskal ?
P.B : Tu as fini le GTVO 76 kms en solo, tu as fini le 2 x 40 de l’Euskal, avec le mental que tu as, ce sera dur mais je pense que oui… tu connais ton corps, ton niveau, tu sais te gérer, tu vas y aller tranquillement.

Jérémy Mongie : Jeff ?
Jean-François Grange : Oui ?
J.M : Tu penses qu’en m’entraînant un minimum je suis capable de faire le 130 de l’Euskal ?
JFG : Ouh la oui pourquoi pas mais tu t’attaques à gros… la c’est autre chose. Une nuit entière à passer dehors, la fatigue…. tu vas vomir, pleurer… Peut être faire un 100 avant ? A voir mais tu as du mental.

Voilà comment tout à commencer…..

Dans ce sport extrême qu’est le trail de montagne, que je pratique depuis seulement 4 ans, on est dans le défi, le dépassement de soi, le goût de l’effort…. alors j’ai questionné 2 pointures de l’ultra trail parmi mes connaissances…. Et donc je me suis dit c’est jouable. Le fait d’en parler était suffisant pour convaincre Sandrine Hourriez, ma fidèle compagne de trail (lol) avec qui j’ai partagé le 2×25 puis 2×40 à l’Euskal et le GTVO en relais y’a 2 ans, et de nombreuses courses. Fin septembre, on a annoncé aux amis de notre asso Montardon d’Achille que nous pensions faire ce défi de taré, 132 kms et 8000 de dénivelé positif !!! Objectif le finir : J’ai quand même annoncé entre 31 et 33h pour Sandrine et entre 33 et 36h pour moi, la suite me donnera raison, et oui Caroline Mai, toujours bon pronostiqueur !

Des mois, des semaines, des jours d’entraînement sont passés (sorties footing long dans les bois, sorties montagnes et sorties VTT). L’objectif est d’avaler des kms et de bouffer du dénivelé, histoire d’habituer le corps et les muscles aux efforts longs et à casser les fibres musculaires (merci Patrick Bruni). Je m’aperçois que j’en connais quelques uns qui s’inscrivent sur ce fou défi, Maryline Davoust, Steve Nunci, Marc Aregay, Albert Andres, Jérôme Pourrut, Lolo Pucheu, Lolo Laffitte, Rémi Touya… avec des objectifs différents.

Direction les gîtes de St Etienne de Baigorry, pour la 3ème année d’affilée (ils sont trop beaux!), avec les amis de l’asso, les accompagnants et les coureurs du 2×25 et 2×40 principalement.

11/05 :
3h40, on se lève, 4h30 Magali Nendza et Irena Chevalier amènent Sandrine, Rémi et moi au point de départ. On retrouve Maryline et Lolo Laffitte. Photos souvenirs, stress, musique basque et feu d’artifice !!! Go Go Go !!! Jeff Grange est la au 1er km, allez les achilles ! On reste groupé sur la montée et descente du Jara. Rémi a mal au ventre et a passer une sale nuit. Lolo part progressivement devant, puis Maryline. On attaque l’Iparla, c’est dur et c’est que le début. Je croise mon pote de l’armée Pipas Etchelet 24 ans après ! Il fait le duo avec sa femme et terminera en 30h… bien. Les crètes d’Iparla proposent une vue splendide sur la chaîne des Pyrénées d’un côté, sur la mer de l’autre (San Seb, Saint jean de luz, la Rhune…). Il fait beau et il commence à faire chaud. Nous sommes à 30 kms et 6 ou 7 h de course. Sandrine et Rémi partent un peu devant. Nous croisons les 2×40 en sens inverse, sauf le premier tiers, j’ai donc louper Thierry Trouyet et Jean-Ba Cuyala, Fabien Soubirou et Laurent Carrère. Nathalie Bronsin m’appelle et m’encourage. Elle m’annonce Sandrine 5 mn devant. Puis je croise les duos suivants : Pat Bruni et Hervé Foucaud, David Mistri et Patrice Dufrene avec la photo souvenir de ces 2 givrés…. de Nay, Arno Gobier et Sophie Anxoine, Christian Loubix et Pascal Obispo euh Olivier Borredon pardon… Je rattrape Rémi Touya et j’ai un petit coup de chaud, ça grimpe et dans la descente je croise Carole Clos et Karine Desert, sympa ! On repart avec Rémi allure tranquille jusqu’aux Aldudes. On croise un serpent pfffff et puis au ravito km 44 (un tiers de la course), Rémi se met contre le mur du gymnase, il récupère et ne mange rien. Je lui propose de l’attendre et de repartir tranquillement. C’est un moment faible, un coup de moins bien et la course est longue, quand il ira mieux il reprendra son rythme. En repartant on croise un cheval mort, ça pue…. « ne vomi pas Rémi! ». Plus loin il s’agenouille sur la route…. il est mort. Un tracteur le redescend aux Aldudes ou il va abandonner. Mag et Irena viendront le chercher et l’amener chez le docteur… gastro. Me voilà seul au kms 47 et sans portable (plus de batterie). 2 secouristes, un gars au sol… piqure de vipère, abandon… plus loin un homme s’agenouille les jambes pleines d’elasto, abandon pour tendinite… Qu’est ce que je fais la ? Ou suis je ? 2 gars me rattrapent, ils se sont trompés de chemin et on fait 2 kms de plus. Boh boh boh. J’ai enlevé le cerveau. Il ne faut plus réfléchir. Casquette, buff, boire régulièrement à mon Camelback, manger des barres de céréales. Arrive l’Ahadi, 1100 D+, je connais, on y était l’an dernier Sandrine sur le 2×40 et les larmes me prennent. Sandrine tu es ou ? 1H, 2h devant ? Tu as abandonné ? Pas de portable. Je double, je me fais doubler. Une expérience de vie, de rencontre, d’échange dans la douleur ces ultras trails. L’Ahadi est passé assez facilement. Il est 19h45, donc 14h45 de course… les jambes sont dures, déjà 4500 D+. Je prends en photos des nantais qui me le demandent la haut. Je descends tranquillement. Un gars s’arrête, pause pipi, deux autres cassent la croute plus loin… quelle aventure, je souris dans ma tête. La suite est une descente à travers la forêt, magnifique. Personne devant ni derrière. J’arrive à la base de vie épuisé, il est 22h, premier objectif atteint et bon timing. La nuit tombe juste. Je récupère mon sac à la base puis direction la soupe chaude. 30 personnes dans la salle. Quelques abandons. Magali et Irena arrivent. Elles viennent de remettre Sandrine sur le parcours que j’ai loupé de 10 mn. Elle est arrivée à 21h et reparti à 21h50. Elle est bien, ça me booste pour continuer mais je suis crevé. Je me douche les jambes et passage chez le kiné pour un massage des mollets et ça fait beaucoup de bien. J’enchaîne avec un podologue qui me soigne une ampoule. Je me change, tout sec et je lis les petits messages de mes enfants, Marine et Bastien. J’ouvre l’enveloppe et séquence émotion… Je repars, j’ai pas le droit ! Je ne suis pas blessé, juste fatigué. J’y vais pour Sandrine, pour Rémi qui a dû abandonner et doit être dégouté, mes enfants qui me manquent, Mag et Irena qui m’encouragent et pour ma fierté, je vais battre mon record perso de distance dans quelques kms… Mag m’accompagne comme elle l’a fait avec Sandrine . Je me suis arrêté 1h40, un peu long mais il le fallait et comme le chrono je m’en tape. Et là, il fait noir, nuit noire, seul, ça monte. Ma frontale est énorme, merci pour le prêt Nico Larrieu. C’est reparti mais il est minuit… je m’endors. 2 trailers basques arrivent à ma hauteur et on reste 30 mn à discuter, puis ils passent devant. A mi hauteur de cette côte, se trouve un poste de secours avec 3 personnes sympas qui me proposent de m’asseoir et un café. Il me raconte l’anecdote d’un gars qui a eu sa frontale en panne et a continuer, il s’est pris un arbre, nez cassé, abandon… Je repars seul, ça grimpe sévère. Le tonnerre gronde au loin. J’ai la larme, l’émotion. Je vois des frontales devant loin et derrière loin. Youpi y’a du monde ! Le parcours est bien balisé. Quelle organisation de folie ! En redescendant je tombe sur un ravito clandestin avec des jeunes basques imbibés de bière, le feu de camp et le rock basque à fond, génial ! Je poursuis mon chemin, je trottine dans la boue, les flaques et je traverse des rivières, les pieds sont mouillés. Il commence à pleuvoir et j’arrive à Burguete, petit village espagnol… dans un local de pompiers, les bomberos ! Et là, l’hospice de la seconde guerre mondiale….. à droite 10 lits de camps et 10 trailers qui dorment, à gauche 7 ou 8 gars assis, tête baissé, qui attendent une navette pour abandonner. Je laisse un message vocal à Sandrine avec le portable d’un coureur. Je remplis la poche à eau, comme d’hab et je mange un peu salé, un peu sucré mais si je reste trop longtemps j’abandonne…. la pluie claque sur le toit. Je prends la tête à un coureur sur le point d’abandonner. Je ne voulais pas partir seul. Allez viens, c’est mon premier Ultra je veux le finir, on est au 88e kms allez ! Réponse : oui mais il pleut et de plus en plus et il reste du dur, je connais, j’aurais dû bâcher à la base de vie… J’insiste, allez allez on part de suite et un jeune se lève, m’entend et veut repartir. Il est 3h, 22h de course et voilà le terrible Jérémy reparti avec Jean-Marc, la cinquantaine du club de Biarritz Triathlon et Damien, la trentaine de l’aviron bayonnais trail, ils ont été mes compagnons de 3h à 10h30. On discute, on fait connaissance, on échange sur nos clubs, nos expériences, nos trails. Ils me remercient plus loin de les avoir reboosté. On discute pour ne pas s’endormir, ça grimpe, ça descend, ça regrimpe, c’est dur, il pleut, il fait froid, on passe de 26 degrés à 2 ou 3 degrés en quelques heures. On s’accroche, on se rassure. Le jour se lève, Il y a du brouillard. On ne voit rien à 20 m, on rallume les frontales. Les pompiers et organisateurs passent pour demander des nouvelles et nous encourager. Dans les petits ravitos on retrouve quelques trailers, du café et de la chaleur avant de repartir dans le froid. On apprend qu’il n’y a plus qu’une dizaine de trailers derrière car la barrière horaires et les abandons ont fait des ravages. On descend vite, c’est technique, ça glisse. On arrive à Arneguy, kms 110 ! Tu te rends compte ! 110 ! Mes 2 amis de la nuit repartent assez vite, ils vont mieux et me remercient encore. L’un me donne une paire de chaussettes sèches car mes 2 étaient trempes. Je reste un peu plus pour récupérer, pose toilettes et manger. Mag, Irena et Antoine Brieu arrivent. Trop content de les voir, mes copains de club. Ça va Jerem ? Je fonds en larme, c’est dur et je sent que je peux le faire ! Ils m’annoncent l’abandon de Lolo pour ampoules à Arneguy et que Sandrine est passé y’a 2h. Dégouté pour Lolo et heureux pour ma petite Sandrine. Mag me propose de m’accompagner sur 22 kms, elle est barge ! Elle s’habille vite fait et part pas très prudente sans bâton et sans gant. On grimpe tranquillement et le serre file n’est pas loin avec les disqualifiés des barrières horaires et les abandons (107 au total). On remonte quelques personnes et on discute, ça remonte le moral, merci Mag ! Mais voilà la montée devient longue et lassante, plus on grimpe et plus il pleut et plus il fait froid. Mag prend des photos souvenir quand je passe au milieu des vaches avec ma tête baissé de fatigue et de douleurs. En haut nous croisons les 2×40 puis 2×25, les ravitos sont bombés, les gens cherchent le chaud. On continue mais je glisse, je suis un zombie, il y a du vent. Heureusement que j’ai une très bonne veste à membrane. Malgré tout un organisateur m’arrête et me met ma couverture de survie sous la veste. Merci à lui c’est reparti niquel ! Mag m’encourage et me rappelle l’exploit que je suis en train de faire. On redescend pour 10 bornes environ et on compte chaque kms, on redouble des personnes qui sont passés devant suite à mon coup de froid. On y croit, je pleure seul et j’essuie mes larmes. Sandrine, Marine, Bastien, Maman, mes frères, mes amis, bordel mon défi ! Pat je vais le faire ! Jeff ! Philippe Salvayre ! Thierry Trouyet, J’ai écouté vos conseils un par un ! 3 kms ! Je trottine, les jambes du positif ! Mag appelle son mari Manu, on est là dans 20 mn ! Oui on sait tout le monde suit on est à l’arrivée !!! Sandrine a fini en 32h01 waouuuuuh ! Dernier kms je double même des 2×25 et 2×40 en fin de classement. Le bitume de St Etienne de Baigorry, les amis m’appellent, ils sont là et je les salue ! 200 m, Mag s’efface humblement et me donne le maillot du club que je brandi ! C’est gagné ! Ils sont une trentaine à l’arrivée à me féliciter, me filmer, me photographier ! Sandrine arrive pour m’accompagner les 100 derniers mètres. C’est cool elle me glisse ! Le Mongie, le raconteur de blague, l’homme au 88 kg il a fait 132 kms et 8000 D+ yes ! Yes ! YES ! Je tape dans la main de Jeff puis Pat puis tous les autres ! José Figueiras et Tonio Lassierra sont venus EXPRES ME VOIR, eux qui ont du renoncer à l’Euskal Trail pour blessure ! C’est ça ce club, je pleure, je suis heureux et je n’imagine pas encore…. Merci à tous ceux qui m’ont soutenu, encouragé, cru en moi ! Merci pour vos messages sur SMS et facebook ! 35H01 et 232e sur 236 arrivants et 343 partants. JE SUIS ULTRA TRAILER !!!

Jérémy Mongie

27 Mai 

Lo petit Aussalès :

37 : Ludovic Cazenave  1h 42′ 06″

Trail Lacommande  en Duo    – 21km D+ 470 : 22 équipes

6 : Thierry Trouyet  Noël Sanchez   1h 50′ 47″

18 :Sylvie et Jeff Grange                    2h 34′ 49″

Trail du Hautacam : 62km D+ 4200

69: Jean René Maillot 12h 06′ 24″

70: Fabrice Lanne  12h 06’39 »

83: David Momesso 12h 40′ 47″

88: Fabrice Jaymes 13h 05′ 36″

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